Une réseau écologique au-dessus des "partis traditionnels"

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Association SOS  Durance vivante
                        Sisteron

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Spécial Hygreen - Michèle Le-Gendre
Délégué Ecologie Modernisme 04

  Ecologie & Modernisme - Alpes de Haute Provence -  Spécial HYGREEN

Ecologie & Modernisme, fidèle à sa vocation d’information se propose de diffuser aux habitants des territoires concernés des éléments qui leur permettront de découvrir le projet Hygreen. Sans parti pris, sans prise de position, notre action se limite à l’information à partir de sources communiquées par les acteurs eux-mêmes du projet.

 

HYGREEN : Un vrai projet sociétal :

Il s’agit de la production, du stockage et de la distribution d’hydrogène renouvelable à partir du site de stockage de Géométhane à Manosque.

 

Un objectif universel :

La réduction de notre empreinte énergétique implique le recours à une énergie propre, seule alternative à l’énergie fossile, c’est-à-dire l’hydrogène vert. L’hydrogène utilisé aujourd’hui est encore trop peu issu des énergies renouvelables et se produit à partir d’énergies fossiles le plus fréquemment.

 

Pourquoi dans notre département ?

La DLVA regroupe 25 communes où vivent 65 000 habitants. Depuis 3 ans, l’Etat et la DLVA travaillent sur ce projet. Tous les biotopes sont favorables. 

D’abord, le soleil, présent toute l’année, ensuite et surtout la présence de cavités industrielles de stockage d’énergie non renouvelables uniques en France. Le territoire permettrait de produire de l’électricité grâce au foncier disponible, l’eau et le soleil, de la transformer en hydrogène ver  grâce à l’implantation d’une unité de production, et de la stocker grâce à l’existence des cavités salines.  (Il faut souligner que le tiers des réserves stratégiques d’hydrocarbures françaises est stocké à Manosque.) Parmi les cavités salines gérées par Géométhane, expert dans le stockage d’hydrocarbures, deux cavités non utilisées peuvent être reconverties pour le gaz, ce qui évitera la construction de nouveaux espaces de stockage. 

Le projet Hygreen propose la maîtrise complète de l’ensemble de la chaîne.

 

Enfin, ce territoire est concerné depuis longtemps par la thématique énergie. Avec le CEA, ITER, le canal EDF, la chaîne hydroélectrique de la Durance. Il est donc stratégique et la DLVA veut participer à la lutte contre les changements climatiques. 

 

Les prémices du projet :

D’autre part, notre territoire est depuis longtemps le « terrain de jeu » pour les dispositifs éoliens et photovoltaïques, dans un développement anarchique et peu encadré. L’Etat et la DLVA ont ainsi l’occasion de réguler ces dispositifs au travers d’une vision globale. En 2017, Hygreen est initié. L’énergie n’entrait pas, à cette époque, dans les compétences des collectivités territoriales. Hygreen permet donc à la DLVA d’entrer dans le débat énergétique. 

 

Les étapes du projet :

  • Production d’électricité photovoltaïque dont 5O% seront dédiés à la production d’hydrogène. Pour cela, entre 1000 et 1500 hectares seront équipés de panneaux photovoltaïques sur les espaces de la DLVA. 

  • Construction d’une unité de production d’hydrogène par les industriels. En commençant par un démonstrateur pour sortir les premiers éléments d’hydrogène fourni par les 300 hectares équipés en priorité de centrales photovoltaïques.

  • Si la production est suffisante, le développement sera élargi à l’utilisation quotidienne (bus, train) et à l’ouverture de marchés si la production est supérieure aux besoins des habitants.

 

 

Un environnement protégé :

La Loi Grenelle assure la protection des espaces naturels et agricoles. Des questions se posent naturellement quant à notre environnement, aux enjeux paysagers, à la sécurité car l’hydrogène, s’il est léger, n’en est pas moins inflammable. Il faudra donc rechercher un consensus social. La recherche foncière engagée ne se limitera peut-être pas au foncier des communes et les particuliers pourraient être sollicités.

La recherche se situant aussi bien dans le public que dans le privé. 

 

Des enjeux nationaux :

Tout d’abord, l’enjeu de l’énergie et du climat : C’est l’enjeu de la politique énergétique de notre pays. La France consomme 900 000 tonnes d’hydrogène par an à partir d’énergies fossiles. Ce qui produit 9 millions de tonnes de CO2. Dans certaines régions où la pollution au CO2 devient un problème de santé générale, 

 l’hydrogène vert, produit avec de l’eau propose une solution inespérée puisqu’elle ne produira pas de CO2. Il répond ainsi à la politique gouvernementale sur la qualité de l’air.

 

L’indépendance énergétique :  Le projet permettrait de sortir de la dépendance des pays étrangers pour la production d’énergie et de reconquérir notre autonomie énergétique.  Qu’il s’agisse du gaz russe ou du pétrole des pays arabes. 

 

L’enjeu de la politique industrielle : Il s’agit aujourd’hui d’intégrer l’écologie dans la politique industrielle.

La France est le 1er pays engagé en 2018 dans cette transformation avec le Plan Hulot et le recours à l’hydrogène. En 2020, les politiques publiques s’accélèrent avec le recours à l’hydrogène vert appelé Hydrogène décarboné.  Le collège d’experts du Conseil de l’Innovation qui encadre le développement industriel a retenu 11 marchés dans lesquels apparaît l’hydrogène décarboné. Un appel à manifestation d’intérêt – AMI- a récolté 160 dossiers prévoyant 32 milliards d’euros d’investissement, nécessitant 7 milliards de financements publics.

C’est justement le montant prévu par le plan de relance pour l’hydrogène.

 

Le potentiel de l’hydrogène :

La connaissance de l’hydrogène et ses utilisations est peu répandue, et il y a une grande méconnaissance du grand public.

En France, c’est le secteur de la chimie et des raffineries pétrolières qui ont recours à l’hydrogène pour fonctionner. Le but est que l’hydrogène vert devienne matière première en industrie. L’hydrogène utilisé aujourd’hui est produit avec le charbon ou les hydrocarbures, produisant ainsi des gaz à effets de serre dont 20% sont générés par le secteur des transports. L’hydrogène vert permettrait de faire baisser la production de gaz à effet de serre, de décarboner l’industrie.

 

La passerelle avec le secteur gazier :

Il est indispensable de stocker l’électricité. Ce sera possible si elle est injectée dans le réseau gazier, dépassant les 6% autorisés aujourd’hui.  Ce qui permettra de gérer l’offre et la demande. D’autre part, l’hydrogène associé à du CO2 récupéré permet la production de méthane.